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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 11:05

Rencontre avec Jean Lenoir, créateur du Nez du VinC'est au cours d'une soirée oenologique très privée, dans un salon du Sénat, que j'ai eu la chance de rencontrer Jean Lenoir...

Si vous êtes déjà venu en stage chez Vigne & Sens, ce nom ne vous sera certainement pas inconnu... Jean Lenoir est en effet le créateur du fameux coffret "Le Nez du Vin" qui permet à tous les oenophiles, amateurs ou professionnels, d'éduquer leur odorat...

S'imagine-t-on qu'on peut trouver plus de 1000 molécules différentes dans les vins, et que dans un verre, on pourrait en détecter 300 ! Inutile d'essayer de les trouver juste avec votre nez...

Comme souvent dans les histoires de passion, cette aventure est née d'une rencontre, lorsque le peintre Henri Cueco a soufflé à Jean Lenoir l'idée de faire découvrir sa passion du vin. Né en Bourgogne, Jean Lenoir était en effet tombé dedans tout petit, si je peux m'exprimer ainsi ! C'est ainsi que commencèrent les premières initiations à la dégustation à la Maison de la Culture de Châlon sur Saône, au cours desquelles les interrogations fréquentes des amateurs de vin sur les arômes ont fini de faire germer l'idée géniale de créer un outil pour éduquer son odorat aux arômes du vin...

 

Lorsque vous écoutez Jean Lenoir évoquer son aventure, c'est en effet la passion qui parle... Et soudain, tout un monde de parfums s'ouvre devant vous... Un verre à la main, le voilà qui analyse le vin comme le font les professionnels, mais les arômes prennent ici une importance nouvelle...

 

Comment sont faits ces arômes du Nez du Vin ? Cette question revient fréquemment en stage... Je l'ai donc posée à Jean Lenoir... Avec un air un peu malicieux, il m'a soufflé dans un sourire "c'est un secret"... avant d'expliquer... Prenons par exemple l'arôme de poire. Poire et vin sont composés de plusieurs centaines de molécules, plus ou moins odorantes, plus ou moins présentes, dont certaines sont communes à l'une et à l'autre. L'une de ces molécules, l'acétate d'hexyle, se retrouve dans les deux, et est justement la molécule dominante responsable de l'arôme que nous identifions comme celui de la poire. C'est le travail du chimiste de réussir à isoler cette molécule pour que nous puissions entrainer notre odorat...


Certains arômes sont plus difficiles à isoler, tout simplement parce qu'il n'y a pas une molécule dominante mais une combinaison complexe de molécules. Dans ce cas-là, le processus est plus compliqué et Jean Lenoir fait appel à des "nez" de la parfumerie pour reproduire la sensation olfactive la plus proche. Voilà pourquoi certains arômes nous semblent très fidèles et d'autres nous semblent un peu "artificiels"...

Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux au jeu de reconnaissance des arômes ? Tout d'abord, parce que la mémoire est ici l'élément fondamental. Chacun avec notre histoire, notre odorat s'est développé au fil de nos souvenirs. Je me rappelle qu'il y a quelques années, je me suis arrêtée net dans un jardin. Fermant les yeux, je me suis tournée dans la direction d'où venait l'odeur responsable de ce souvenir soudain : "c'est un buisson à escargots"... Il faut que je vous explique que lorsque j'étais petite, je jouais beaucoup avec les escargots, près d'un buis... C'est cette odeur de buis qui m'était soudain revenue d'un coup avec un souvenir... Aujourd'hui, à coup sûr, j'identifie l'arôme de buis sans me tromper !

Ensuite intervient le seuil de perception de chacun. Vous avez surement fait l'expérience un jour ou l'autre : vous sentez quelque chose, agréable ou désagréable, et votre voisin ne sent rien. C'est juste que vous avez un seuil de perception très bas pour certains arômes et plus élevé pour d'autres.

Voilà qui devrait soulager les dégustateurs débutants, si frustrés lorsqu'ils ne trouvent pas un arôme. Vous avez identifié un arôme que le sommelier n'a pas cité ? Très bien, votre sensibilité à cet arôme est sans doute exacerbée grâce à un souvenir d'enfance et le sommelier n'y est pas sensible. Souvenez-vous que tout est une question de mémoire : si vous n'avez jamais senti un bourgeon de cassis, vous serez incapable de le retrouver dans le sauvignon ! Trouver un arôme même très familier quand on n'a pas l'aide de l'image peut s'avérer un exercice très difficile et frustrant, mais ce qui est rassurant, c'est de savoir qu'on peut y arriver avec un peu d'entrainement.

Et vous, quels sont vos souvenirs liés aux arômes ?


Corélie VINAULT

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 17:59

Si vous êtes amateur de thé, voilà un livre indispensable. On y découvre la culture du thé de la Chine à la Mer du Japon, de l'Asie Centrale au Royaume-Uni...

Connaissez-vous la différence entre les différentes couleurs de thés ?

Le thé blanc est le plus naturel, celui sur lequel l'homme intervient le moins. Une fois récolté, il est étalé sur de grandes claies de bambou à l'ombre pendant 2 ou 3 jours, le temps que le contact avec l'oxygène lui donne sa délicate couleur gris-vert. Les plus beaux crus ne sont récoltés que pendant une période de 2 semaines au printemps.

Le thé vert n'est pas oxydé. Il est passé à haute température afin de détruire les enzymes responsables de l'oxydation.  En fonction de la technique employée, le thé développera des arômes différets : arômes végétaux de légumes cuits pour la fixation à la chaleur sèche selon la méthode chinoise, des notes marines et végétales pour la méthode à la chaleur humide utilisée au Japon.

 

La transformation du thé jaune commence comme celle du thé vert, la fixation se faisant sous couvert de paille. Les feuilles de thé subissent ensuite une légère fermentation avant d'être roulées délicatements en aiguilles et séchées. Cette technique donne au thé des reflets vert-jaune, et des arômes fruités et fleuris. Il n'est produit que dans la province du Hunan, en Chie, sur l'île Jun Shan du Lac Dongting.

 

Le thé rouge est l'une des productions les plus répandues. Appelé thé noir en Occident en raison ses feuilles marron foncé, les Chinois le nomment thé rouge car, une fois mouillées, les feuilles prennent une teinte fauve. C'est un thé complètement oxydé, ce qui donne un goût charpenté, une amertume moindre, des arômes plus lourds.

 

Le thé bleu-vert, ou wu long, est semi-oxydé, à mi-chemin entre le thé vert et le thé rouge. Selon le degré d'oxydation atteint, on obtiendra des thés aux arômes très différents. Wu Long signifie "dragon noir". La légende raconte qu'un planteur se promenait dans son jardin lorsqu'il vit sortir un immense serpent noir d'un théier. Pensant qu'il s'agitssait d'un signe du destin, il arracha quelques feuilles de cet arbuste, les goûta... le premier thé wu long était né... Après la phase d'oxydation, de nombreux wu long sont ensuite torréfiés, pour obtenir des notes grillées à la dégustation, très appréciées surtout en Chine.

 

Le thé noir est le seul thé de garde, qui peut se bonifier en vieillissant, et qui subit une fermentation qui pourrait se comparer à la fermentation alcoolique du vin. Comme pour le thé vert, les pousses de thé sont passées à haute température dans de grands woks, pour détruire les enzymes responsables de l'oxydation. Elles sont ensuite entreposées dans une salle à 25°C minimum, humidifées et couvertes d'un linge humide couverte de paille. C'est alors que commence la fermentation, étape essentielle pour développer le bouquet du thé. Elle dure plusieurs jours, puis le thé est séché, suivant deux techniques selon ce que l'on souhaite en faire :

- les thés noirs en vrac sont séchés plus rapidement, soit en accéléré pendant quelques heures dans des fours à 70°C, ce qui donnera des thés inaptes au vieillissement, soit naturellement pendant plusieurs jours à quelques mois, pour des thés aptes à vieillir 1 ou 2 ans ;
- les thés noirs compressés qui sont séchés beaucoup plus longtemps, pour un affinage pouvant aller jusqu'à... un siècle ! Une fois fermentées, les feuilles seront mises dans des moules, arrosées puis stockées dans des caves à l'hygrométrie élevée. C'est le séchage qui stabilisera le thé et arrêtera l'affinage.

Le vocabulaire de la dégustation du thé n'est pas très loin de celle du vin... Astringent, gras, plat, moelleux, rond, charpenté... De même, comme dans le vin, on trouve des grands crus...

Plus étonnant, des recettes sont proposées, avec des accords thé, mets et vins... A tester donc par exemple, un magret de canard laqué au thé rouge d'Inde Assam de printemps, céleri et pommes en purée, à déguster avec un Assam de printemps chaud et un Cornas... Le thé comme alternative au vin ? Pourquoi pas quand on ne peut pas boire d'alcool, mais quand même, il me semble que si le thé n'a rien à envier au vin en matière de diversité d'arômes, je ne suis pas sure qu'en bouche, on ait le même plaisir... Promis, je teste et je vous en parle après !

Je ne vous ai pas encore parlé des photos illustrant ce superbe livre... Elles sont magnifiques et vous font voyager partout où le thé est entré dans la tradition de la convivialité. Poésie, invitation au voyage, invitation à la dégustation, ce livre est un vrai bonheur pour tout savoir sur le thé...

Bonne lecture... et bonne dégustation !


Corélie VINAULT

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:04

SAMEDI 27 JUIN 2009 de 15h00 à 18h00

OFFRE DERNIERE MINUTE

Venez découvrir les spécificités d'un vignoble incontournable : la Bourgogne... Après un petit jeu de reconnaissance des arômes, grâce au Nez du Vin des Editions Jean Lenoir, vous entrez dans les secrets de la Bourgogne :

. Les cépages
. Les appellations
. Le climat
. Le classement

Une dégustation de 3 vins blancs et 3 vins rouges représentatifs de leurs terroirs, et la Bourgogne n'aura presque plus de secret pour vous !

Profitez vite des dernières places à un prix exceptionnel :

               60.00 € au lieu de 75.00 €

                                JE M'INSCRIS

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 05:08

Vigne et Sens - Accords Mets et VinsGourmande comme je suis, je ne pouvais qu'être tentée par cette recette de Tartelettes au Citron Vert proposé par Régal (n° 27) : des spéculos pour le fond de tarte, du lait concentré sucré pour la crème au citron... Tout ce que j'adore !

J'en ai fait de petites bouchées, grâce à des petits moules en silicone que j'ai reçus en cadeau pour mon anniversaire... et le résultat est très réussi, joli à regarder, et on n'a pas l'impression d'être trop gourmand, on peut même en manger plusieurs...

Pour les accompagner, un vin sucré s'impose, mais il lui faudra tout de même une bonne fraicheur pour compenser l'impression de gras du dessert. J'ai choisi un Muscat de Rivesaltes 2006, du Domaine Boudau  . La robe est d'un jaune pâle aux reflets dorés, le nez est aromatique, sur des notes d'amande, de fleurs blanches, de pêche blanche, de miel. En bouche, le vin est onctueux, une agréable fraicheur compense le moelleux.

Côté tartelette, que du plaisir ! Le fond de tarte aux spéculoos s'effrite délicatement dans la bouche, un léger goût de sel titille les papilles, la crème grasse et fondante est délicatement partumée. Je me régale ! A noter toutefois que pour mon prochain essai, je mettrai une couche un plus fine de pâte aux spéculos, et plus de zestes de citron vert... Mais c'est surtout parce que je suis très gourmande et que j'adore le contraste entre le gras et l'acidité de cette crème au citron... Et je rajouterai même une petite couche de meringue à faire dorer au chalumeau.  Bref, c'est délicieux. C'est d'abord le biscuit qui domine, puis une fois avalé, les arômes de citron remontent avec force.

Pour l'accord, aucune faute, c'est certain ! Le vin rehausse les arômes de citron rendus un peu discrets par le biscuit, la fraicheur compense le gras de la crème.

Je vous livre ici la recette :

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 15 minutes
Réfrigération : 2 heures

Pour 4 tartelettes (ou 15 mini bouchées) :

3 citrons verts
150 g de spéculos
60 g de beurre (salé, c'est meilleur !)
2 oeufs + 1 jaune
300 g de lait concentré sucré

Aux fourneaux :

Mixez les spéculos pour les réduire en poudre fine. Ajoutez le beurre mou. Mixez à nouveau. Ramassez la pâte en boule et divisez-la en 4 morceaux. Etalez-les dans 4 moules à tartelette en prenant soin de bien recouvrir le fond et le bord des moules d'une couche régulière de pâte. Réservez 15 minutes au réfrigérateur.

Préchauffez le four sur th. 6 (180 °C)

Rincez 1 citron vert, séchez-le. Râpez finement son zeste. Pressez 2 citrons.

Fouettez 2 oeurs entiers avec le jaune, le lait concentré sucré, le zeste et le jus des citrons verts Versez le mélange dans les moules. Faites cuire 15 minutes au four. Laissez refroidir puis placez au froid au moins 2 heures avant de servir.

D'autres recettes de tartes au citron glanées sur le net :

- Celle d' Auntie Jo, avec des quantités un peu différentes, et des citrons jaunes
- Une variante avec des sablés chez Nanou
- Celle du pro Raymond Blanc

Bon appétit !


Corélie VINAULT

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 07:31

Après un dimanche ensoleillé où il y avait un stage (de dégustation des vins bien sûr !) - oublié donc le transat bien tentant dans le jardin et le barbecue aux effluves gourmandes - , voici lundi qui se lève sur une pluie battante, qui me donne envie de fredonner "le lundi au soleil, c'est une chose qu'on n'aura jamais - Chaque fois c'est pareil, c'est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau..." 

Et puis en sortant dans le jardin, l'odeur d'herbe mouillée, de terre remuée par la pluie, m'a instantanément ramenée au pays des souvenirs, lorsque plusieurs étés de suite, lorsque j'étais enfant, nous sommes allés en vacances à la campagne, pour enfiler presque chaque jour nos bottes en caoutchouc et nos K-ways en raison de la pluie qui tombait sans discontinuer... Mais rien ne nous décourageait et nous partions quand même en balade, à la recherche d'escargots que ma tante affamait ensuite de la plus cruelle des manières (depuis, je ne mange plus d'escargots, ça vous étonne ?)...

Bon, je m'égare... Ce retour en enfance, juste par la magie des parfums de cette journée pluvieuse, m'a donné envie d'une cuisine "de campagne", de clafoutis aux cerises, de hachis parmentier, cette cuisine simple et savoureuse que nous concoctions justement en vacances...

A la recherche de quelques recettes donc, je suis tombée sur un blog extraordinaire : www.cuisine-campagne.com, créé par Lilo... On y trouve évidemment des recettes de cuisine mais pas seulement, on y parle également d'art de vivre à la campagne, et de plantes sauvages dont Lilo fait largement usage dans ses recettes...

Pour couronner le tout, les photos y sont superbes, cela ne vous étonnera pas : je suis très sensible à la qualité esthétique des blogs ! Rien de tel pour me mettre en appétit !


Donc, en ce lundi pluvieux où je lève un peu le pied après un week-end un peu "speed", j'ai choisi de tester les Pancakes à la Ricotta, fruits d'automne rôtis et miel d'oranger de Sicile tout simplement parce que depuis quelques semaines, je suis devenue une "pancake-addict" : pas un goûter en famille, les week-ends où j'ai la chance de pouvoir être à la maison, sans ces petites crêpes moëlleuses si faciles à faire, grâce à la recette de Tartin' & Chocolat ! Alors évidemment, la saison ayant quelque peu changé depuis que Lilo a mis sa recette en ligne, il va sans doute falloir que j'improvise avec les fruits de saison... mais je réessaierai à l'automne, promis ! Les photos sont évidemment celles de Lilo - j'espère qu'elle ne m'en voudra pas de cet emprunt - pour vous mettre vraiment en appétit et vous donner envie de vous précipiter sur son blog !

Evidemment, voilà une recette qui s'accomoderait fort bien d'un Muscat de Rivesaltes 2006 du Domaine Boudau que j'ai dans la cave, mais d'une part, je le réserve pour une autre recette, et d'autre part pour le goûter, restons sobre ! Un thé Darjeeling Junpana récolte d'été, aux notes fleuries, légèrement boisées, s'accordera très bien avec ces fruits sucrés et miellés.

Bon appétit !


Corélie VINAULT 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:43

Les Fleurons du Bordelais reviennent à Paris ! Demain soir à l'hôtel Pullman Paris Rive Gauche****, de 20h00 à 23h30, vous aurez une formidable occasion de déguster les vins des plus grands châteaux bordelais... Quelques noms pour vous mettre l'eau - pardon, le vin -  à la bouche :

Château Angelus - 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion
Château Figeac - 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion
Château Canon - 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion
Château Corbin Michotte - Grand Cru Classé Saint-Emilion
Château Clinet - Pomerol
Château Rauzan Ségla - 2ème Grand Cru Classé en 1855 - Margaux...

et bien d'autres encore...

Un buffet dînatoire en accord avec les vins présentés sera proposé.

Attention ! il est impératif de s'inscrire par mail à formatlibre@wanadoo.fr. Vous pourrez cependant régler sur place, par chèque ou espèces. Participation : 40 €.

J'oubliais, un tirage au sort permettra de gagner une bouteille des châteaux représentés...

Bonne dégustation... avec modération bien sûr !

26ème édition des Fleurons du Bordelais
Hôtel Pullman Paris Rive Gauche****
8-12 rue Louis Armand
75015 PARIS
11 juin 2009 de 20h00 à 23h30


Corélie VINAULT

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 18:52

Je vous ai déjà parlé de Renaud, mon fromager... Gourmand, gourmet, curieux de découvrir de nouvelles saveurs, il n'est pas rare qu'entre deux découvertes fromagères, il me glisse une petite nouveauté à déguster... D'où cette nouvelle rubrique : les dégustations de Renaud... Promis, quelques dégustations de fromage sont en préparation, c'est incontournable...

Pour ce soir, petite dégustation de thon à l'huile d'olive... Soyons honnête, lorsque Renaud m'a parlé de son thon, avec enthousiasme comme à son habitude, d'un air gourmand, en m'assurant que ses clients s'arrachaient les bocaux, j'avoue avoir été un peu sceptique... Certes, j'aime bien le thon mais j'ai soupçonné Renaud d'en faire un peu trop... Pardon Renaud !

Donc, exceptionnellement, voici une petite recette - j'en mets très rarement - parce que je ne voulais pas gâcher ce thon en le transformant en terrine... et que je ne m'attendais pas au succès rencontré auprès du jury très critique composé par ma pette famille (pire que pour un Diner Presque Parfait, vous pouvez me croire !).

Pour 4 personnes :

200 g de cheveux d'ange
2 cubes de bouillon de légumes
1 bocal de thon Olasagasti (Bonito del Norte à l'huile d'olive)
12 tomates cerises
5 champignons de Paris frais
4 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
3 cuillères à soupe d'herbes (ciboulette, estragon...)
2 cuillères à soupe d'huile
Sel, poivre

Faire cuire les cheveux d'ange dans un grand volume d'eau additionné de 2 cubes de bouillon de volailles. Les égoutter, ajouter quelques herbes.

Couper les tomates cerises en 4, les champignons en petits cubes, les mettre dans un bol avec le thon dont on aura gardé un peu d'huile, ajouter le vinaigre balsamique, les herbes, saler, poivrer.

Faire chauffer une poêle à feu vif, verser une cuillère d'huile dans la poêle et constituer des galettes avec les cheveux d'ange. Quand les galettes sont bien dorées, les retourner.

Déposer sur une assiette deux galettes de cheveux d'ange, et superposer du thon aux légumes.

Vous n'aurez pas de photo, je ne suis pas assez compétente dans ce domaine pour m'y risquer...

A la dégustation, essai réussi : le contraste entre les galettes croustillantes chaudes et le thon aux légumes froids est du meilleur effet, et il faut bien dire que ce thon est délicieux, vraiment savoureux. Ses arômes sont rehaussés par le vinaigre balsamique d'une part, et les herbes d'autres part, qui apportent fraicheur et saveur.

Le vin était rarement invité à ma table en semaine, à moins de recevoir quelques, il faudra que je refasse le test, la présence du vinaigre balsamique ne rendant évidemment pas les choses faciles... J'y réfléchirai et peut-être Emmanuel me prodiguera-t-il de précieux conseils...


Juste quelques mots sur Olasagasti, une entreprise espagnole aux méthodes artisanales... Née de la fusion de deux entreprises familiales créées dans les années 1920, Olasagasti allie méthodes traditionnelles et modernité des installations, pour élaborer des conserves haut de gamme, distribuées dans les épiceries fines... et chez Renaud bien sûr.

Question de Goûts
12 rue Saint-Hilaire
94210 La Varenne St-Hilaire
Tél 01 48 83 11 74

Bon appétit !


Corélie VINAULT

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 13:20


Une amie a eu la bonne idée de m'offrir quelques pots d'épices de chez Terre Exotique. Voilà bien longtemps que j'avais remarqué ces jolis pots métalliques aux étiquettes raffinées, sans me laisser tenter...

J'ai donc testé ce midi, de la façon la plus simple possible, les Eclats de Sucre Roux au Poivre de Penja. Je vous livre les explications fgurant sur la contre-étiquette du pot.

Sucre de canne
La canne à sucre est une plante vivace qui peut atteindre 5 mètres. De septembre à novembre, les tiges arrives à matuité sont coupées à la main, puis broyées. le jus de canne, appeé "vesou", est obtenu au terme de plutiples opérations techniques. Il est purifié,concentré et cristalisé sans aucune altération ni transformation chimique.

Son origine
Sur l'ile de la Réunion, dans l'archipel des Mascareignes, la canne à sucre s'épanouit sous un climat chaud et umid, dans un sol rich et bien irrigué.

Le poivre de Penja
Le site de Terre Exotique nous livre plein d'informations intéressante sur les épices. On y apprendre que le poivrier est une liane qui pousse sur un tuteur. Arrivée à maturité, sa baie est débarrassée de sa peau et devient le poivre blanc.

Dégustation
L'association du poivre avec les fraises n'est pas une nouveauté, certes... Mais quand l'été approche, je ne peux pas résister aux arômes sucrés des fraises sur les étals du marché... Quelques fraises donc, arrosées d'un jus de citron et saupoudrées de sucre avant d'être réservées dans un endroit pour qu'elles libèrent toute leur saveur... Au moment de déguster, du sucre roux au poivre de Penja et quelques feuilles de menthe ciselées... Simplissime mais fabuleux... Le poivre rehausse divinement les arômes des fraises et de la menthe, et développe sa propre saveur en finale.

D'autres idées savoureuses alliant le sucre roux au poivre de Penja...

. Les "Star-telettes" fondantes poire et amande au poivre de Penja de Rita
. L'ananas au Jurançon et aux épices de Pascale Weeks

Bonne dégustation !

http://www.terreexotique.fr


Corélie VINAUT

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 13:42


Vous connaissez tous le chardonnay,  le cabernet sauvignon, le merlot... Mais connaissez-vous le morillon blanc, le bouchet, le petit merle ? Eh bien, ce sont les mêmes, avec des noms locaux ! Allez, quelques éclaircissements sur ces "pseudo" des stars des cépages :


. Le Breton est le nom donné au cabernet franc à Chinon

. Le Bouchet est le nom donné par certains vignerons Saint-Emilion au cabernet franc et au cabernet sauvignon ! Allez vous y retrouver !
. Le Bourguignon blanc évoqué en Anjou est le melon
. Le Catalan que vous trouverez dans l'Aude est en fait le carignan
. L' Epinette connue des champenois de la Marne est du chardonnay
. Le Melon Blanc du Jura est également du chardonnay
. Le Morillon Blanc, c''est encore le chardonnay... Quelle star !
. Le Muscadet, c'est le melon dans le pays nantais.

. Le Navarre désigne le cabernet sauvignon en Dordogne
. Le Négron pour les provençaux est le mourvèdre
. Le Pineau de la Loire est le chenin
. Le Sauvignon Rouge évoqué dans le centre, c'est tout simplement le cabernet sauvignon
. Le Serine connu en Côte-Rôtie est la syrah

La liste est loin d'être exhaustive ! Alors ne vous étonnez plus, au cours de vos balades viticoles, d'entendre parler de cépages étranges...

Bonne dégustation !


Corélie VINAULT

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 08:25
L'été approche, peut-être irez-vous vous balader dans des régions viticoles où vous aurez l'occasion de déguster des vins... C'est l'occasion de vous inscrire à un prochain stage pour vous initier ou perfectionner votre connaissance des vins.

Découverte de la Dégustation des Vins

-  Samedi 13 juin 2009 de 10h00 à 13h00 (*) ou de 15h00 à 18h00
-  Dimanche 14 juin 2009 de 15h00 à 18h00 
-  Samedi 27 juin 2009 de 10h00 à 13h00 (*)
-  Samedi 4 juillet 2009 de 15h00 à 18h00
-  Samedi 18 juillet 2009 de 15h00 à 18h00
-  Dimanche 19 juillet 2009 de 10h00 à 13h00 (*) de 15h00 à 18h00

(*) Vous ne dégusterez pas de vin à 10h00 : les dégustations pratiques ont lieu en deuxième partie de stage, vers 11h30, l'heure de l'apéritif !


Accords Mets et Vins


- Samedi 23 mai 2009 de 15h00 à 18h00
- Dimanche 28 juin 2009 de 15h00 à 18h00
- Samedi 25 juillet 2009 de 15h00 à 18h00





Journée Vigne et Sens

de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à 17h30

 

- Samedi 6 juin 2009
- Dimanche 5 juillet 2009



Ateliers des Terroirs : la Découverte des vins de Bourgogne

Nos Ateliers des Terroirs ont lieu tous les deux mois


Prochain atelier :

- Samedi 27 juin 2009de 15h00 à 18h00




Pour vous inscrire, cliquez ici.

Bonne dégustation !


Corélie VINAULT
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  • : Informations sur le et les vins, les terroirs, les vigneronnes et vignerons. Aspects gustatifs des vins mais aussi aspect environnemental de la culture de la vigne et de la production de vins.
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