Accords Mets et Vins

Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 09:12

alentejo_paco_real.jpgLors de mon dernier passage chez Lusocave, Claude et Sandrine ont voulu me faire connaitre leur vin préféré... N'arrivant pas à se mettre d'accord sur la bouteille à déguster, me voici repartie avec deux vins portugais à découvrir...

Le premier vient de l'Alentejo, une région du sud du Portugal qui produit des vins plutôt riches, aromatiques. Assemblage des cépages Aragones, Alicante et Trincadeira, ce Paço Real 2005 a une robe rubis foncé avec des reflets qui se teintent déjà légèrement d'orangé, marquant un début d'évolution. Au premier nez, il me semble que je me penche sur de la confiture de cassis puis arrivent des arômes plus fins, de noyau d'amande et de pruneau. En bouche, les tanins sont plutôt souples, de puissants arômes de réglisse prennent le relais, une légère amerture se fait sentir en finale.

Pour l'accompagner, j'ai pioché dans le dernier numéro de CUISINE BY LIGNAC, une recette de Purée de Pois cassés, Poêlée de boudins aux noisettes. Je vous la livre telle quelle...


Au marché : (pour 4 personnes)

BoudinNoirPour la purée de pois cassés
. 500 g de pois cassés
. 1 oignon
. 1 carotte
. 1 bouquet garni (persil, thym, laurier)
. 2 CS de crème fraîche
. Sel, poivre du moulin (évidemment, c'est tellement meilleur !)

Pour la poêlée de boudins
. 4 boudins noirs
. 60 g de noisettes
. 2 échalotes
. 1 noix de beurre

Aux fourneaux

. Faites tremper les pois cassés 1 heure dans l'eau froide.
. Pendant ce temps, pelez et coupez la carotte en rondelles. Pelez et émincez l'oignon.
. Portez une grande casserole d'eau à ébullition. Salez-la et plongez les pois cassés égouttés, l'oignon, la carotte et le bouquet garni. Laissez cuire 1 heure à feu moyen.
. Egouttez les pois cassés et écrasez-les avec un moulin à légumes. Ajoutez la crème fraîche, salez, poivrez et réservez au chaud.
. Pelez et hachez les échalotes. Retirez le boyau des boudins et récupérez la chair. Concassez les noisettes.
. Faites chauffer le beurre dans une poêle, ajouter les échalotes, la chair du boudin et les noisettes. Mélangez et laissez cuire 5 à 7 minutes.
. Servez avec la purée.

Voilà un plat parfait pour affronter les rigueurs de cet hiver. On oubliera sa richesse en calories pour ne penser qu'aux bienfaits des apports en fer.

Et le vin dans tout ça ? Pas de doute, il va très bien avec le plat, et rehausse les arômes de noisettes, il est assez puissant pour se confronter à ce plat riche en saveurs, ses arômes gourmands de cassis se fondant avec ceux du boudin noir.

Le deuxième vin ? Patience, ce sera pour une prochaine fois...

Bon appétit !


Corélie VINAULT

Par Vigne et Sens - Publié dans : Accords Mets et Vins - Communauté : Plaisirs de la bouche
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 13:19

C'est en feuilletant rapidement une revue chez Belle-Maman que j'ai aperçu cette recette... que je n'ai pas pris le temps de noter et que j'ai donc faite de mémoire... Bonne ou mauvaise, je ne sais pas - ma mémoire j'entends - mais la recette est délicieuse : testée au réveillon du Jour de l'An, il a fallu que je la refasse, sur l'insistance de ma petite famille !!!
FiletBoeufFoieGras.jpg
Au marché (pour 12 nems) :

6 feuilles de brick
150 g de filet de boeuf
50 g de foie gras mi-cuit
12 feuilles de pousses d'épinard
Coriandre fraiche
Sel, poivre
Huile

Aux fourneaux :

Détailler le filet de boeuf en petites  lamelles. Les faire revenir à feu vif dans une poêle avec un peu de beurre. Saler et poivrer.
Ciseler finement la coriandre.
Sur une demi-feuille de brick, disposer quelques lamelles de filet de boeuf, un petit dé de foie gras, de la coriandre, une feuille d'épinard et rouler pour former le nem.
Dans une poêle, verser de l'huile et faire dorer les nems.

Le vin :

Pour accompagner ces nems - à savourer avec les doigts à l'apéritif ou en entrée -, on a le choix. L'association filet de boeuf et foie gras s'harmonisera évidemment très bien avec un vin rouge, de préférence évolué avec des arômes tertiaires, par exemple un Maranges 1er Cru 1999 de chez Edmond Monnot. Cependant la présence de la coriandre, apportant de la fraicheur, permet une association avec un vin blanc gras et puissant, en se tournant vers la Bourgogne ou encore un Châteauneuf-du-Pape du Château la Gardine 2002.

Bon appétit !

Prochain stage "Accords Mets et Vins" : samedi 20 février 2010 de 15h00 à 18h00


Corélie VINAULT

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 12:06

Terrines
Difficile de résister à ce livre de recettes qui semblent toutes plus délicieuses que les autres...

Parmi les terrines sucrées, celle au Chocolat Blanc, Violette et Rose m'a tout de suite interpelée ! Depuis que j'ai goûté
l'Agneau façon Tajine aux boutons de rose et au poivre de Java de Sophie, j'avais très envie de me lancer dans une recette fleurie...

Voilà qui est fait, grâce à ce superbe livre que j'ai eu la bonne idée d'offrir à mon beau-frère (après en avoir noté quelques recettes à tester !)...


Au marché :

200g de chocolat blanc
4 feuilles de gélatine
15 cl de crème liquide
4 blancs d'oeufs
2 jaunes d'oeufs
2 cuillères à soupe de sucre
50 g de pétales de violettes au sucre
50 g de pétales de roses au sucre

Aux fourneaux :

- Faire tremper les feuilles de gélatine.
- Faire bouillir la crème avec la gélatine puis réduire le feu et ajouter le sucre et le chocolat. Laisser fondre doucement.
- Hors du feu, ajouter les 2 janes d'oeufs et bien travaier avec une cuillère en bois. Laisser tiédir.
- Battre les blancs d'oeufs en neige et les incorporer délicatement au chocolat.
- Hacher les pétales de rose et de violette (je vous recommande de faire avec un hachoir manuel plutôt qu'avec un robot : vous risquez comme moi d'y laisser le couteau de votre robot, trop tendre pour les pétales cristallisés !)
- Remplir une terrine en alternan chocolat et pétales hâchés.
- Recouvrir d'un film et déposer au réfrigérateur pendant 24 heures.

IndigeenRemarques :

Si vous vous demandez où vous allez bien trouver des pétales de roses et de violettes cristalisés, voilà un site superbe où vous trouverez ce qu'il vous faut : Indigeen. Vous y trouverez plein d'idées gourmandes à offrir ou à commander juste pour le plaisir... En plus, si vous passez par le site de Sophie, vous aurez droit à une petite réduction... Alors pourquoi s'en priver ? Et si je vous dis que l'accueil téléphonique est très sympathique, j'espère faire envoler vos dernières hésitations...

La dégustation :

Le mélange est étonnant, les violettes me rappellent mon enfance... Les pétales cristallisés, si durs la veille, se sont attendris au contact de la mousse au chocolat blanc. Les arômes des fleurs sont adoucis par ceux, sucrés, du chocolat blanc. Même les enfants en redemandent !
Pour accompagner ce dessert riche en sucre et en arômes, j'ai choisi un porto blanc, un Lagrima de la maison Ramos Pinto, recommandé par un caviste à côté de chez moi, spécialisé dans les vins portugais, Lusocave. D'une belle robe jaune dorée, ses arômes gourmands de fruits confits, abricot, orange, quelques notes florales, du miel, répondent aux arômes puissants des pétales de rose et de violette... Bref, un vin qui retrouve sa place et est mis en valeur par un dessert original et savoureux...

Bon appétit !


Corélie VINAULT

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 00:00

 Je vous ai déjà parlé de Renaud, mon fromager, créateur de Question de Goûts, qui aime dénicher l'introuvable... C'est Accords Vin et Fromage : le Bleu de Termignon - Vigne et Sens avec un regard mystérieux et gourmand qu'il a sorti de derrière son étal, bien caché des regards, un fromage quasi introuvable, le bleu de Termignon.

Le Bleu de Termignon est produit en Savoie, à base de lait de vache. Si vous n'en avez jamais entendu parler, c'est qu'il est presque introuvable aujourd'hui car il ne reste plus que 3 ou 4 producteurs. Autant dire que les connaisseurs qui savent où en trouver gardent jalousement leur secret !

Ce fromage à pâte persillée fait l'objet de soins tout particuliers. Tout d'abord, les vaches sont menées en alpage, à plus de 2000 m d'altitude, de juin à octobre. C'est là que tout commence. S'ensuivent toutes les opérations pour arriver aux énormes tommes de 30 cm de diamètre et 15 cm de hauteur : chauffage, empresurage, égouttage, salage... Les meules sont ensuite bichonnées, retournées tous les jours, puis vient l'affinage, une histoire de patience : il dure 4 à 5 mois. Contrairement à un certain nombre de bleus où l'on introduit du penicillum, le champignon responsable de la moisissure, pour le bleu de Termignon, l'apparition de la moisissure se fait naturellement. Certains producteurs l'aident un peu en piquant la croûte avec une aiguille pour faire entrer l'air et favoriser la moisissure, d'autres attendent tout simplement que la croûte se fende.

LA DEGUSTATION

Il est temps de passer au moment le plus agréable : la dégustation. En ouvrant le papier qui entoure le fameux bleu de Termignon, une forte odeur d'étable s'en échappe... S'il me restait des doutes, voilà qui les balaye : il s'agit bien de vache ! Son aspect plutôt rustique, avec une croûte très épaisse, à la surface râpeuse, marbrée entre crème et brun, laisse supposer un fromage très fort... Allez, je me lance...

 

Etonnant, le goût est beaucoup plus doux que l'aspect le laisse supposer, mais quand même puissant. Mais ce qui est le plus surprenant, c'est la texture : fondante au milieu, à l'endroit persllé du fromage, elle devient ferme en se rapprochant de la croute, presque comme un fromage à pâte cuite.

 

VIN ET FROMAGE

 

Quel vin pourrait bien tenir tête à ce fromage rustique ? Le meilleur accord reconnu avec les bleus est un vin moëlleux, mais je dois avouer que je n'y suis pas sensible. Je retente de temps à autre l'expérience mais rien n'y fait, je n'aime pas cette association. Je n'imagine cependant pas un vin avec une acidité trop présente. De même, il va falloir des arômes puissants. Je ne vous étonnerai pas en vous disant que le gewürztraminer a su parfaitement mettre en valeur ce bleu de Termignon : celui que j'ai choisi - mon chouchou c'est vrai - est l'Alsace Grand Cru - Zinnkoepfle 2005 de chez Paul Kubler. Il a la puissance nécessaire pour ne pas être écrasé par le fromage, et juste quelques sucres résiduels pour en faire un accord sublime. Les arômes d'étable du fromage sont tout à coup adoucis, de nouveaux arômes de fruits secs se développent... Avec une bonne tranche de pain charpentier à la croûte croustillante et à la mie aérée, c'est un vrai bonheur !

Bon appétit !


Corélie VINAULT

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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 16:15

Je n'ai pas beaucoup de temps pour cuisiner depuis la rentrée... Alors aujourd'hui, c'est jour de fête ! En me baladant sur les blogs, j'ai flashé sur une recette en images de Jean Sulpice, du restaurant l'Oxalys à Val-Thorens, sur Cuisiner en Ligne...

Filet de perche, crème de pistaches, citronnelle gingembre - Jean Sulpice sur Cuisiner en Ligne Me voilà donc partie pour tenter cette superbe recette, mais avec les moyens du bord parce que je n'ai pas tout à portée de main (sinon, ce ne serait pas drôle !)...

Voilà donc la recette telle qu'imaginée par Jean Sulpice :

Au marché (pour 4 personnes) :

. 12 filets de perche
. Filet d'huile d'olive

Purée de pistaches :

. 200 g de pistaches vertes

. 1 CS d'huile de pistache

. 30 cl d'ea

. une pincée de fleur de sel

 

Emulsion citronnelle gingembre :

. 10 cl de jus de citron

. 30 cl de crème fraîche liquide
. 15 cl d'huile d'olive
. 1 botte de citronnelle fraîche
. 10 g de gingembre frais
. sel

Aux fourneaux :
 

Les filets de perche
 
Dans une poêle anti adhésive bien chaude, saisissez les filets de perche dans l’huile d’olive, à feu vf, pendant 3  côté peau. Salez avec de la fleur de sel.  
 
La purée de pistache
 
Torréfiez 15 min. les pistaches au four préchauffé à 160° (th. 5-6) en les remuant de temps en temps. Portez à ébullition l’eau, l’huile et le sel. Versez le tout dans le bol d’un robot avec les pistaches et mixez jusqu’à obtenir une purée lisse et onctueuse, rectifiez l’assaisonnement. 
 
L’émulsion citronnelle gingembre
 
Portez à ébullition tous les ingrédients. Salez, puis versez aussitôt dans un robot. Mixez, puis filtrez dans une passoire. Au dernier moment à l’aide d’un mixer plongeant, émulsionnez la sauce ainsi mixée et encore tiède, en trempant le mixeur à la moitié du liquide et en l’inclinent légèrement pour faire entrer un maximum d’air. Laissez reposer pendant 2 min, puis renouvelez cette opération une seconde fois, afin que l’émulsion tienne plus longtemps. 
 
Le dressage
 
Dans 4 assiettes, tracez 3 traits de purée de pistache, intercalez les filets entre les traits, et disposez l’émulsion citronnelle gingembre avec un peu de Mouron des oiseaux

En ce qui me concerne, j'avais sous la main du flétan, je n'avais pas de citronnelle, que j'ai remplacée par des zestes de citron vert, et le gingembre frais par du gingembre en poudre... J'ai fait un peu trop torréfié les pistaches, la prochaine fois, je les surveillerai mieux...

Le plat est un délice, le flétan fond dans la bouche, les arômes de la crème aux zestes de citron vert ajoutent une petite note acidulée compensée par  la purée de pistaches, tout en délicatesse et en nuances...

Pour l'accompagner, j'ai choisi un vin blanc grec 2005, de l'île de Santorini, rapporté de vacances il y trois ans, qui attendait patiemment dans la cave. Je ne pourrai pas vous en dire beaucoup car l'étiquette est écrite en grec... Si ne me fie à mes lointaines connaissances cependant, le nom du domaine est Thalassitis... à vérifier...Issu du cépage assyrtiko, il présente une robe d'un jaune soutenu aux reflets dorés. Le premier nez est plutôt discret et se révèle à l'aération, sur des arômes de fruits jaunes bien mûrs, de notes discrètes de thym, de pamplemousse confit, et de légères notes boisées. En bouche, l'attaque est fraiche mais sans excès d'acidité, le vin a une bonne rondeur, avec une légère amertume, une bonne longueur. Avec le plat, l'accord est harmonieux, le vin rehausse les notes citronnées de la sauce, relayées par la pistache.

Voilà qui m'a donné envie d'aller à Val Thorens pour goûter à la cuisine de Jean Sulpice ! Et pour patienter, quelques recettes sur le site à tester...

Bon appétit !


Corélie VINAULT






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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 08:14
 


Une petite envie de poisson pour ce week-end mais pas trop de temps parce qu'il y a des stages l'après-midi... Vite, une petite visite chez mon poissonnier préféré, un petit tour sur les blogs et me voilà en cuisine pour préparer du saumon au beurre d'agrume, tout simplement...

Rien de bien compliqué en fait... J'ai fait cuire le saumon au court bouillon - j'aime ce mode de cuisson qui garde le poisson bien moëlleux et évite les odeurs dans toute la maison !. Pour le beurre d'agrumes, j'ai testé la recette de Clémence sur Chacun Fait sa Sauce. Le tout accompagné d'un riz basmati aux épices...

Le choix du vin va ici se faire en fonction de la sauce. Le vin devra avoir assez d'acidité pour compenser le gras du beurre bien sûr, mais surtout pour supporter l'acidité des agrumes. Les vins de Loire offriront la minéralité et la palette aromatique parfaites pour mettre le plat en valeur. J'ai choisi un Anjou blanc 2001,  du Château Bois Brinçon. Aïe aïe aïe, encore un blanc de Loire ! Je crois qu'il va falloir que je change un peu de région ! Enfin, quand on aime... La robe est d'un jaune citron de belle intensité aux reflets dorés. Le premier nez est assez aromatique, sur des notes de pêche jaune, d'abricot, puis à l'aération, les fruits confits prennent le relais. En bouche, l'attaque est d'une belle fraicheur, un milieu de bouche d'une bonne rondeur, avec des notes de réglisse et de pamplemousse confit, une légère amertume en finale. Juste pour la petite histoire, le Château Bois Brinçon, dans la famille Cailleau depuis 5 générations, signera en 2009 son premier millésime en agriculture biologique, après 3 ans de conversion du domaine. A suivre...

Avec le saumon au beurre d'agrume, l'accord est délicieux, la fraicheur du vin compense le gras du poisson , tout en mettant en valeur les arômes de la sauce . C'est tout un bouquet d'agrumes qui explose en bouche...

Voilà donc une recette rapide à faire et savoureuse... Merci Clémence pour cette sauce délicieuse !

Bon appétit !

Prochain stage "Accords Mets et Vins" samedi 25 juillet 2009 de 15h00 à 18h00


Corélie VINAULT

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  • : Vous connaissez déjà les cours d'initiation à l'oenologie dispensés par Vigne & Sens... L'oenologie fait partir d'un art de vivre, fait de moments précieux à la découverte de lieux de charmes, de rencontres avec des gens passionnés... C'est pour tout ça que ce blog existe, pour le plaisir, pour LES plaisirs de la vie...

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