Samedi 5 janvier 2008
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Parmi les essais culinaires dans lesquels je me suis lancée pendant les fêtes de fin d'année, il y en a une que j'ai trouvé amusante, déroutante et qui a étonné mes invités... des truffes de foie
gras au chocolat et au pralin... Proposées par le dernier numéro de Régal, j'avoue que je ne savais pas trop où les placer dans le repas...
Des bouchées de foie gras enrobées de chocolat noir puis recouvertes de pralin... Allez, Emmanuel, sommelier de bon conseil, préconisant de mettre le foie gras en fin de repas, voilà une
gourmandise qui justifie encore plus de procéder ainsi... le chocolat introduisant le dessert...
Quelques recommandations pour ceux qui souhaiteraient essayer : tout d'abord, prendre du bon foie gras... La tentation est grande de prendre du foie gras bon marché mais il faut réellement un
foie gras savoureux avec beaucoup de goût pour se confronter aux arômes puissants du chocolat. Ensuite, mettre une couche de chocolat la plus fine possible... pas si facile à faire ! L'idéal est
de les préparer la veille, les arômes des différentes couches ayant le temps de s'harmoniser... Et puis bien sûr, ne pas oublier de sortir les truffes au moins une demi-heure à l'avance pour que
le foie gras retrouver son fondant...
Donc, nous voici après le plat... J'apporte les assiettes avec deux truffes par personne... La surprise se lit sur
le visage de mes convives. Je ne leur dis pas de quoi il
s'agit et leur laisse deviner... Une première bouchée, la coque un peu craquante du chocolat laisse la place à l'onctuosité et à la douceur du foie gras, d'abord un peu discret pour
apparaître subtilement...
Pour s'accorder avec ces saveurs, j'ai opté pour un vin rouge, un pomerol 1998, Château Gombaude Guillot. Les tanins fondus de ce vin à maturité s'harmonisent parfaitement à l'onctuosité du foie
gras, les arômes viennent à la rencontre du chocolat et du pralin...
La surprise est réussie, deux bouchées suffisent, le dessert peut être apporté... En ce soir de réveillon de Noël, je suis heureuse d'avoir un peu bousculé les habitudes avec ces truffes pas
comme les autres !
Bon appétit !
Corélie VINAULT
Par Corélie VINAULT
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Mercredi 21 novembre 2007
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14:30
J'adore l'automne et ses couleurs de feu... et j'adore le potiron !... Alors pour régaler mes amis ce week-end, un repas tout potiron... ce ne sont pas les recettes qui manquent dans la
presse du mois !
Pour commencer, je m'inspire du Velouté de Butternut aux Epices
proposé par le magazine Saveurs (la jolie photo de la couverture... Appétissant, non ?!). Je n'ai pas de butternut sous la main (j'avoue même que je ne sais pas à quoi cela ressemble exactement,
il y a tellement de courges différentes ! Heureusement qu'il y a Internet pour me sortir de mon ignorance !) mais du potiron fera bien l'affaire. Pour les épices, on y met du curry, du gingembre,
on y ajoute du lait de coco, des feuilles de coriandre... Et parce qu'en ce moment, j'ai ma "crise pistache", je décore de quelques miettes de pistaches (non salées...). Que de saveurs !
Voilà bien de quoi affoler un peu les papilles ! Pour le vin, Saveurs recommande un Gewurztraminer, ce qui en effet, me semble tout à fait indiqué avec les épices présentes... Je sers donc un
Gewurztraminer Grand Cru Zinnkoepfle de Paul
Kubler dont je vous ai déjà parlé. Evidemment, les arômes du vin se marient à merveille avec ceux du velouté, la texture du plat et le gras du vin se confondent avec
bonheur... Tout va bien...
Continuons avec une pintade fermière
rôtie et relevée d'une sauce au pain d'épice... et un Gratin de Potiron au Pain d'Epices, proposé par Cuisine et Vins de France. Le vin
recommandé est un Sancerre rouge... Ah, là, je ne le sens pas... Un beau vin blanc me semblerait plus opportun... J'opte pour un Collioure 2006 du Domaine du Mas
Blanc, cuvée Signature. Un nez moyennement expressif mais néanmoins agréable (il aurait mérité un petit carafage : il était bien plus expressif le lendemain !), mais une
bouche gourmande, des arômes de pomme cuite, de citron confit, de réglisse, de noisette. L'accord avec le plat est parfait...
Pour le dessert, c'est le web qui m'a inspiré pour terminer ce repas thématique, le site Mangez des Potirons... Eh oui, ça ne s'invente pas !... une Tarte de Citrouille à l'Orange,
accompagnée d'un Touraine blanc étonnant, issu de raisins surmuris, du Domaine de la Cévère, cuvée La Louettière 2005. Des arômes de fruits
exotiques, d'ananas, de fleur blanche, une bouche soyeuse, des arômes légèrement boisés qui se dévoilent, de fruits confits. Pas d'impair, le repas finit en beauté...
Bref, le potiron de l'entrée au dessert, c'est un vrai bonheur, sa saveur douce s'accomode de toutes les épices !
Bon appétit !
Corélie VINAULT
Par Corélie VINAULT
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Mercredi 10 octobre 2007
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10:20
Pas toujours facile d'apporter le vin quand on est invité ! Même avec quelques explications données par la maîtresse de maison, le plat final est encore un peu un mystère... Quand, de surcroit,
on organise des stages Accords Mets et Vins, la pression est terrible : pas le droit de se tromper, au risque de perdre sa crédibilité !!!
Le challenge n'était pas si évident : de la lotte aux endives... Avouons-le, j'ai parfois un peu de mal avec les endives cuites, dont l'amertume me gâche souvent le plaisir...
Après mûre réflexion et consultation de ma cave, mon choix s'oriente sur un Côteaux du Languedoc blanc, du Mas Brunet, en 2006. Ce vin est un assemblage de roussane, vermentino et viognier et a
été vinifié en fûts de chêne.
Tout d'abord, donc, la dégustation du vin... Une jolie robe jaune paille, un nez plutôt expressif, aromatique, sur des arômes de fleurs blanches, poire, agrumes, abricot. En bouche, une fraîcheur
agréable, une bonne longueur, un léger boisé et des arômes de fruits gourmands...
Avec la lotte, pas de surprise, les arômes d'agrumes du vin mettent en valeur la sauce aux zestes d'orange. Quant aux endives, magnifique !, les arômes légèrement vanillés du Mas Brunet,
apportant une impression de sucrosité, atténuent merveilleusement l'amertume du légume. Ouf ! le défi est relevé ! La maîtresse de maison est ravie de voir son plat mis en valeur par un vin
délicieux... Quelques convives se promettent de venir en stage "Accords Mets et Vins" ! Quelle belle soirée !
Quelques recettes glanées sur le web :
- la Lotte aux Endives du célèbre Epicurien
- sur Cuisinorama, la Lotte à la Fondue d'Endives
- une recette gourmande de Lotte au Foie Gras avec Endives
Caramélisées
Bon appétit !
Corélie Vinault
Par Corélie VINAULT
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Mardi 17 juillet 2007
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18:02
Je sais, je suis en retard pour ma dégustation dans le cadre de l'opération
"Chinon voit l'été en rose" ... A ma décharge, La Poste avait perdu mon colis et je
l'ai donc reçu un peu tard pour être dans les temps...
Bon, enfin, nous y sommes... L'été s'étant enfin décidé à nous faire un petit coucou, un petit pique nique nocturne sur les quais de Seine s'organise entre amis... La température est chaude, un
peu brutale après les derniers jours plutôt frais, mais un petit vent tiède nous apporte un peu de douceur...
J'ai réservé le Rosé de Saignée du Domaine Charles Pain, millésime
2006, pour le dessert... un tiramisu à la framboise et aux pistaches...
Tout d'abord, la dégustation du vin seul, pas trop frais pour ne pas casser les arômes. La robe limpide, d'un rose saumon soutenu, nous indiquerait, même si ce n'était pas inscrit sur la
bouteille, qu'il s'agit d'un rosé de saignée et non un rosé de pressurage...
Rappelons en quelques mots les deux techniques d'élaboration d'un vin rosé : pour élaborer un rosé de saignée, on fait macérer les parties solides du
raisin - peaux, pépins - dans le jus comme pour un vin rouge, puis le vinificateur, lorsque le jus a atteint la couleur désirée, "saigne" la cuve, c'est-à-dire qu'il sépare le jus des
parties solides. Le rosé de pressurage est obtenu par simple pressurage d'un raisin rouge, d'où une légère teinte du jus, beaucoup plus pâle que pour le rosé
de saignée...
Le nez ensuite... Le premier nez est très discret, trop discret... Après aération, quelques arômes se libèrent timidement, de pêche, de fleurs blanches, de fraise.
Heureusement, en bouche, l'impression est plus flatteuse. Une bonne fraîcheur, une certaine rondeur tapisse agréablement le palais, tandis que les arômes décelés au nez se révèlent enfin...
Passons au tiramisu... J'adore la sensation soyeuse du mascarpone sur la langue... Dans cette version fruitée, l'acidité des fruits allège le dessert, un peu lourd dans sa version traditionnelle
au café (même si c'est mon dessert préféré !). L'accord avec le Rosé de Saignée est plutôt agréable. Les arômes du vin se mêlent avec délicatesse à ceux des fruits du dessert, son acidité répond
au gras du mascarpone...
Quelques recettes, auxquelles vous pourrez ajouter quelques miettes de pistaches (non salées bien sûr)... Je n'ai pas pensé à y mettre quelques feuilles de menthe... Il faudra que je le refasse
!
- celui du célèbre marmiton
- La Maison de Sophie et ses biscuits trempés
dans du sirop de framboise
- Le Palais des Délices à base de ricotta en
lieu et place du mascarpone, pour plus de légèreté
- Cuisine
Campagne propose une version aux litchis et à la rose, façon Ispahan... plus exotique
Il y en a tant d'autres... Je vous laisse les découvrir ou inventer votre version...
Bon appétit !
Corélie VINAULT
Par Corélie VINAULT
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Lundi 2 juillet 2007
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22:25
Le fenouil, ce légume au doux
parfum d'anis, est aussi bon cru que cuit... Cru, simplement assaisonné d'huile d'olive et de sel, il est délicieusement croquant...
C'est cuit que j'ai décidé de le savourer ce soir, selon une recette de mon amie
Sophie, si inventive... Dans son
melon poêlé au fenouil, les saveurs aussi différentes que le sucre du melon, les notes anisées du
fenouil, la fraîcheur de la menthe et les olives noires se mêlent de façon étonnante...
Quel vin pourrait accompagner ce plat inhabituel ? Un vin très aromatique pour soutenir la palette aromatique du plat, sans trop d'acidité pour ne pas heurter les saveurs douces du melon et du
fenouil. J'ai choisi un gewürztraminer de chez Paul Kubler. Ce
Grand Cru Zinnkoepfle, sans excès de sucre,
avec ses arômes de litchi et de rose, se marie avec bonheur au plat, mettant particulièrement en valeur les arômes anisés.
Ajoutons que les couleurs acidulée du melon et du fenouil offrent un joli contraste avec la menthe et le noir des olives... Comme d'habitude, le plaisir des yeux précède celui des papilles !
J'aurais bien ajouté quelques graines de sésame à ce plat étonnant concocté par Sophie... Il faudra que j'essaye !
Bon appétit !
Corélie VINAULT
Par Corélie VINAULT
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Lundi 28 mai 2007
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Une envie de cuisiner en ce dimanche matin, de retour de l'hôtel Rochester où je viens de laisser Stéphane, mon sommelier formateur du jour,
dispenser son savoir ... Une petite visite chez mon boucher et me voilà décidée pour des magrets de canard... J'adore le canard à l'orange mais il faut bien avouer que ma dernière tentative
a été plutôt étonnante : ayant utilisé du Curaçao bleu comme liqueur d'orange, la sauce est devenue... verte ! Délicieux mais déroutant ! Bon, allons-y pour du canard et des oranges mais j'y
ajouterais bien quelque chose de plus... Des figues sèches ! C'est parti... Allez, en ce lundi pluvieux, je vous livre ma recette !
Au marché, pour 4 personnes
o 2 magrets de canard
o 1 orange
o 1 cuillère à soupe de miel
o 12 figues sèches
o sel, poivre du moulin
Aux fourneaux
1. Lavez l'orange et prélevez le zeste avec un zesteur (à défaut, un couteau économe fera l'affaire...).
Mettez les zestes dans un peu d'eau et faites-les blanchir quelques minutes. Rafraîchissez, égouttez et réservez-les.
2. Pressez l'orange, versez le jus dans une petite casserole, ajoutez le miel et les zestes et faites pocher les figues sèches pendant une dizaine de minutes.
3. Salez et poivrez les magrets puis saisissez-les dans une cocotte, côté peau (enlevez la graisse au fur et à mesure), puis retournez-les. Arrêtez la cuisson avant qu'ils soient tout à fait
cuits, couvrez et laissez reposer 10 minutes (ainsi, la cuisson se terminera en douceur et la viande sera divinement moelleuse).
4. Découpez les magrets en tranches. Pendant ce temps, déglacez la cocotte avec le jus d'orange dans lequel les figues ont poché.
5. Dressez les assiettes avec 3 figues et les tranches de magrets, que vous napperez de sauce.
Cela ne se voit pas sur la photo, mais j'ai disposé les tranches de magret sur une feuille de lasagne pliée en accordéon...
Accords Mets et Vins
J'ai bien envie de tester un Gaillac doux 2002, Le Payssel, de Louis Brun et Fils à Cordes sur Ciel, un vin cher au coeur (mais à prix doux, rassurez-vous !) de mon ami
Mickael d'Ambiance & Saveurs... Les arômes de miel se
marient à merveille aux figues, une légère acidité met en valeur les arômes d'orange du plat et tempère le gras du canard. Un très bon accord, harmonieux, le vin et le plat "conversent" ensemble
selon une expression d'Emmanuel. J'aurais bien essayé également un Montlouis demi-sec du Domaine Les Loges de la Folie, un de mes chouchous, je dois bien l'avouer. A tester pour la
prochaine fois...
Quelques variantes sur le net
o Magret de canard, sauce à l'orange
o Magret de canard avec échalotes de Tradition
confites à l'orange (humm... cela semble bon !)
o Original, le Magret de canard à l'orange, au porto et au cacao, purée de
patates douces
o Magret de canard aux figues, parfumé au
thé noir
A vos fourneaux !
Corélie VINAULT
Par Corélie VINAULT
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